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En juin dernier, cinq jeunes de 16 à 20 ans ont pris part au chantier d’insertion conduit par Hicham « Jeune Flingue » Boulehfa, un jeune photographe de 23 ans. Organisé avec la ville de Massy et financé en partie par Paris Sud Aménagement, qui s’est occupé de l’aspect logistique, de l’impression des œuvres et du prêt des locaux de la « Station Atlante », ce chantier d’insertion aura placé des valeurs de partage, d’entraide et d’évolution au cœur du sujet.

Cela s’est passé dans la semaine du 27 juin au 1er juillet 2022. Ces cinq chaudes journées estivales ont réuni Hicham « Jeune Flingue » Boulehfa, photographe de 23 ans, et cinq jeunes participants âgés de 16 à 20 ans. Hicham s’est donc entouré de ces derniers, encadrés par un animateur du service jeunesse de la ville de Massy, et a pris la direction du chantier d’insertion organisé pour l’occasion. Le montage de l’œuvre finale, regroupant les photos prises par Hicham et les participants, se fera dans le cadre d’une exposition dans l’Atrium de Station A.

Un chantier d’insertion pas comme les autres

Si les chantiers d’insertion varient selon le contexte et le processus d’organisation, ils réunissent bien souvent la jeunesse autour d’un art visuel telle que la peinture : « Souvent, les chantiers d’insertion sont réalisés avec des artistes-peintres, ce qui fait que les jeunes se retrouvent souvent dans le rôle ‘d’exécutants’ plus qu’artistes eux-mêmes. J’ai eu le contact de l’espace jeunesse de la ville de Massy, et nous avons choisi de changer le format », explique Hicham. Cette fois-ci, ce sera donc sous un format inédit que se déroulera le processus de chantier d’insertion. L’artiste a donc proposé aux participants une initiation à la photo, en passant par la prise de vue, jusqu’à la retouche, sans oublier la direction artistique. Ils ont eu la possibilité de faire un tour d’horizon complet du métier et des missions qu’il comporte au quotidien. « Ce chantier, c’était plus une excuse pour leur faire découvrir un art que la vraie finalité du projet en lui-même », avoue le photographe passionné.

L’art au cœur du sujet

Pour Hicham, le « chef de chantier », chantier d’insertion devenu chantier d’artistes en devenir, l’idée du regroupement collaboratif est allée bien au-delà de la « simple » transmission de connaissances : « Le but, ce n’était pas de simplement leur montrer la photographie et ce qui l’entoure, mais je voulais leur montrer que c’était un art en soi et qu’ils pourront se servir de tous les conseils au quotidien. Ils pourront se servir de tout cela pour ce qui les passionne eux-mêmes », argumente-t-il.

Plusieurs temps forts ont rythmé la semaine, mais quelle que soit l’activité pratiquée au cours de la journée, le partage et la bonne humeur auront été les maîtres-mots de la folle semaine : « Avec l’animateur du service jeunesse qui a été un réel moteur pour le groupe, on a vraiment essayé de construire une relation de confiance pour que tout le monde se sente bien. Nous avons mangé tous ensemble presque tous les midis de la semaine », confie Hicham, avant de poursuivre : « Le but, c’était que les participants se sentent à l’aise avec nous et qu’ils puissent en tirer quelque chose. Pour l’anecdote, la raison pour laquelle le chantier n’est pas encore fini, les photos pas encore exposées, c’est parce que mes photos ont été faites à l’argentique et je suis dépendant du délai d’attente de développement. J’ai insisté pour qu’il n’y ait pas de distinction entre leurs photos et les miennes, elles seront mélangées ».

Des photos exposées dans l’Atrium

Une fois développées et imprimées, les photos seront donc exposées en grand format au cœur de l’Atrium de Station A. « Le message, c’est que le projet, nous l’avons fait tous ensemble et leurs photos sont aussi importantes que les miennes. Je voulais leur montrer qu’effectuer un travail payé n’est pas forcément synonyme de quelque chose de pénible, et tout ça leur a donné encore plus envie de travailler et d’essayer de comprendre comment tout cela fonctionnait. C’est vrai qu’à cet âge, les premières expériences de travail, c’est souvent pénible. Mais nous avons vu ensemble que l’on peut aussi beaucoup s’amuser et c’est très bien comme cela ». Entre ateliers retouches, photos en studio, photographies à l’argentique et explication des techniques de prises et de fonctionnement, le petit groupe s’est aussi attelé à la photographie de rue : « Nous avons fait de la photo de rue dans les quartiers de Massy pour finir à Atlantis ou l’exposition aura lieu, dans Station A ». Photographe freelance depuis près de 3 ans, Hicham « Jeune Flingue Boulehfa » porte aussi la casquette de réalisateur depuis la sortie de son premier documentaire, Kent, mettant en lumière son autre passion, le break dance. C’est toute cette créativité dont il regorge qui lui a permis de mener à bien ce chantier d’insertion auprès de jeunes massicois.

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